Partager l'article ! Art. 7 : “Sometimes I feelin’ my soul is as restless as the wind born to die in Berlin” The Ramones:   ...
Et moi qui pensais que la France avait le monopole du paradoxe. Depuis deux
mois je vois chaque jour de plus en plus de choses qui me font croire que Berlin est une ville grandiose. Pas seulement parce qu’elle est immense et ultra chargée d’histoire mais aussi parce que
les cultures s’y mélangent, les styles, les genres, tout les extrêmes y sont représentés. Peu importe vos goûts, peu importe vos orientations sexuelles, peu importe votre culture et votre
origine ! Ici tout le monde s’en balance, quelque soit votre background vous êtes le bienvenu, spécialement si vous êtes différent parce que vous pouvez apportez quelque chose de nouveau.
Pourtant l’idée première que l’on se fait de l’Allemagne pour nombre de personnes se résume à un passé lourd et à une discipline de fer. La vérité de ce que j’ai vu à
Berlin est que la discipline existe et fait partie de la vie allemande, il n’y a qu’à voir aux passages piétons ! Même si il n’y a aucunes voitures en vue à plus de 300
mètres, tant que le petit bonhomme rouge n’est pas devenu vert ils restent sur le trottoir. En parlant de trottoir, les prostitués ont droit de cité en Allemagne et les maisons closes sont
également légales. En fait la première fois que je suis arrivé à Berlin, la première semaine, beaucoup de gens parlaient
d’OranienburgerstraBe, une rue berlinoise connue pour être truffé de bars en tout genre et d’un bar très spécial : le complexe Tacheles. Un vieux bâtiment de cinq étages,
délabré, chargé de haut en bas de graffitis absolument magnifique, rempli d’artistes pour le moins « spéciaux » appartenant à une
association. Cette dernière paie un loyer symbolique à la ville de Berlin pour pouvoir y rester. En fait ce bâtiment fait la promotion de la culture alternative, et par
alternative j’entends « musique electro/pop/rock, graphisme, et art urbain » mais faut-il passer sous silence le sexe et la drogue qui
en sont partie intégrante et pour beaucoup sources d’inspirations ?! Je sais que le sujet est sensible, et je n’en fais pas l’apologie mais je racontes simplement ce que j’en ai vu...
Incroyable de voir avec quelle facilité nos préjugés sur un pays peuvent tomber, se ramasser, être tordu à l’extrême.
Alors la discipline existe mais à en croire la facilité avec laquelle les trafiquants se baladent on croirait que la
police n’y fait pas grand chose. En effet, après avoir vu plus de cinq dealers dans 3 lieux différents vous demandez si vous voulez quelque chose
ça ne s’appelle plus une coïncidence ! L’Allemagne se trouve être tolérante avec le cannabis et les autres stupéfiants ont l’air de se balader
assez librement. Et la passion des berlinois pour la « minimal », style musical très prisé par la jeunesse fan de musique électro et de pop colorée connue aussi bien pour son style très
graphique que pour sa consommation de produits stupéfiants, doit avoir un lien.
Je tiens tout de même à rassurer les parents et adultes qui tomberont sur cet article, les choses que l’on
remarque le plus sont celles qui choquent. Et lorsque l’on va à l’étranger beaucoup de choses que l’on n’avait jamais vues chez soi sautent aux yeux pour la simple raison que l’on prend le temps
de regarder. Mais effectivement il existe au niveau pénal une plus grande tolérance des produits stupéfiants qu’en France.
Oui, et c’est une réalité si vous visitez Berlin et certains quartiers très branchés de la ville. Mais exemptez-vous
de tout jugements car ici les modes de vies sont différents, les modes de pensée également et les allemands n’ont pas le même ressenti pour bon nombre de sujets !
« Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on
comprenait, on ne pourrait pas juger. » André
Malraux
Pour lire l’excellent article-poème « Madrid Sous Cocaïne », rendez-vous sur le blog d’Alban... http://descubrimosmadrid.over-blog.com/